Ne m’appelle pas étranger.

À cause du sein maternel différent,

Ou parce que les contes de ton enfance

T’ont frappé dans une autre langue,

Ne m’appelle pas étranger.

Ton blé est pareil à mon blé,

Ta main pareille à la mienne,

Ton feu pareil à mon feu,

Et tu m’appelles étranger !

Parce qu’un autre chemin m’a porté.

Parce que dans un autre peuple je suis né.

Parce que d’autres mers je connais.

Parce qu’un autre port, un jour, j’ai quitté.

Ils sont toujours pareils les mouchoirs de l’Adieu

E les yeux mouillés de ceux que nous laissons.

Et pareilles aussi les prières et l’amour

De celle qui rêve au jour du retour.

Ne m’appelle pas étranger.

C’est le même cri que nous portons

Et la même fatigue que nous traînons,

Celle qui harasse l’homme depuis la nuit des temps,

Quand n’existaient nulles frontières,

Avant que n’arrivent ceux-là qui divisent et qui tuent,

Ceux-là volent, ceux-là mentent, ceux-là vendent nos rêves

Ceux-là, les inventeurs de ce mot : ÉTRANGER

Méditation extraite du recueil de prières « Une bonne nouvelle, ça se partage » service protestant DEFAP

Le Jardin

Au petit jour de Pâques
Marie-Madeleine
Sort de sa maison
Pour aller au tombeau.
C’est le trajet
Que suivent les enterrements,
De la maison au cimetière.
Les morts vont devant
Et les vivants derrière.
affiche
Marie-Madeleine
Ne sait pas encore
Qu’elle est en train d’inventer
Le chemin qui s’en va à l’envers.
Elle ne sait pas encore
Que le terme de son chemin
Va devenir son origine
Et, que quittant sa maison,
Elle vient
De laisser son tombeau.

Elle cherche un cadavre,
Il a disparu,
On l’a volé.
C’est pour Marie-Madeleine
Le bas fond de la détresse.
Marie-Madeleine
Est dépossédée du cadavre
C’est-à-dire
Des dépouilles du passé,
De tout ce qui restait
En souvenirs.
Elle n’a plus rien à garder
Ni à regarder,
À protéger
Et à défendre.
Le tombeau est vide !
Le vide des commencements…

C’est alors qu’elle voit Jésus,
Mais elle ne le reconnaît pas :
Elle le prend pour le jardinier.
Je Jardinier !
C’est que la mort
Est le jardin de Dieu,
Il retourne l’argile
De l’homme,
Y ensemence l’avenir,
Y germe ses rêves,
Y fleurit la liberté !

Et il y produit la naissance…

Les Trois Saisons D’aimer
Jean Debruyne
(Ed. Desdée)


Poème de Noël

affiche « Voici que se lève

Sur la paille du monde

Une lumière première

Et dernière,

Comme une coulée

D’étoiles,

Un voile de douceur

Dans la nuit des cœurs. »

Francine Carillo, Vers l’inépuisable, Labor et fides.

Méditation

de Maria Blasquez (retraite au Laghet, nov. 2007)

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Prière

affiche « Pour soulever le sombre manteau de l’obscurité qui parfois recouvre le monde et même le coeur des hommes, Seigneur je vais préparer 4 bougies : je les poserais aux quatre coins de la terre pour tout éclairer :
Au nord, au sud, à l’est et à l’ouest, à gauche et à droite.
Ainsi les habitants de la terre pourront te voir et t’accueillir.
La première bougie sera la lumière de mon sourire, offert à tout, chaque jour, comme un cadeau, car toi, Seigneur, tu viens pour la joie de tous.
La deuxième bougie sera la lumière de ma prière tournée vers toi, chaque jour, comme un regard, car toi, Seigneur, tu parles à chacun dans le secret du cœur.
La troisième bougie sera la lumière de mon pardon accordé à tous, chaque jour, comme une main tendue car toi, Seigneur, tu laves toutes les offenses des humains.
La quatrième bougie sera la lumière de ma douceur distribuée à tout, chaque jour, comme du bon pain, car toi Seigneur, tu donnes à chacun ton amour. »

Prière issue de « chemins d’Avent »1989, éditions du Signe

Prième

Dieu, mon Dieu !

Le mien ? Le nôtre ?

Celui des autres ?

Qui es-Tu ?

Je ne sais plus -

Est-ce que j'ai jamais su ?

Pourtant tu es là !

Je le sais car je le crois.


Alors aide-moi à croire

car ce n'est pas si facile

tu le sais ...

Quand ceux qui disent qu'ils ne croient en rien, ont toutes les certitudes -

et moi je suis là avec mes doutes ;

quand ceux qui disent qu'ils en croient en rien, ont toutes les réponse -

et moi je n'ai que des question ...

Et pourtant tu es là !

Je le sais car je le crois.


Alors si la foi - ma foi -

n'était justement que doutes et questions ?


Alors aide-moi

à douter des forces du Mal

et à poser les vraies questions

pour qu'un jour - Ton jour -

Tu sois ma réponse.


Waltraud Verlaguet

Gardons l’espérance

Il y a toujours quelque part au monde,...

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SUPPLIQUE DE L’ARBRE

Homme,

Je suis la chaleur de ton foyer par les froides nuits d’hiver,

l’ombrage uni, lorsque brûle le soleil d’été.

Je suis la charpente de ta maison, la planche de ta table.

Je suis le lit dans lequel tu dors, et le bois dont tu fis tes navires.

Je suis le manche de ta houe et la porte de ton enclos.

Je suis le bois de ton berceau et aussi de ton cercueil.

Ecoute ma prière, veux-tu ?

Homme !

Laisse moi vivre pour tempérer les climats et favoriser l’éclosion des fleurs.

Laisse moi vivre pour arrêter les typhons et empêcher les vents de sable.

Laisse moi vivre pour calmer ces vents, les nuages,

et apporter la pluie qui véhicule la vie du monde.

Laisse moi vivre pour empêcher les catastrophiques inondations qui tuent.

Je suis la source de tous les fleuves, je suis la source des ruisseaux.

Je suis la vraie richesse de l’état, je contribue aussi à la prospérité du plus petit village.

J’embellis ton pays par la verdure de mon manteau.

Homme !

Ecoute ma prière ! NE ME DETRUIS PAS !

(Texte ancien d’un sage indochinois glané dans une revue)

Tant de monde

Prière amérindienne

affiche Jamais l’équilibre de la nature n’a été autant menacé qu’aujourd’hui et ceci par l’homme appelé à «servir et à garder» la terre (Genèse 2,15). Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité cette responsabilité face à la terre s’impose de façon incontournable. Cette prière a été écrite par des Indiens américains pour la journée mondiale de la prière du 6 mars 1981.

Toi dont la voix s’entend

Dans le souffle de la brise,
Toi dont l’haleine donne vie au monde,
Nous avons besoin de ta force et de ta sagesse.

Fais que nous marchions dans ta beauté,
Que jamais nos yeux ne se lassent de contempler
Les ors et les pourpres du soleil couchant.
Aide-nous à lire les messages que tu as cachés
Dans les feuilles et les rochers.

Rends-nous sages, afin que nous saisissions
Ce que tu nous as enseigné.

Fais que nous soyons toujours prêts à venir à toi
Les mains propres et le regard clair.

Ainsi, quand la vie s’éteindra
Comme s’éteint le soleil couchant,

Sans honte, nos esprits pourront venir à toi.

Grand Esprit, transforme nos cœurs,

Afin que nous n’enlevions jamais
À la beauté de ta création
Plus que nous lui donnons.

Apprends-nous à ne jamais détruire à la légère
Pour satisfaire notre avidité
À ne jamais oublier de prêter nos mains
Pour édifier la beauté de la terre;
À ne jamais prendre
Ce dont nous n’avons pas besoin.

Rends-nous capables de comprendre
Que détruire la musique de la terre,
C’est créer la confusion, ruiner son apparence,
Et nous rendre aveugles à la beauté.
Polluer son doux parfum par notre insouciance,
C’est en faire une maison de puanteur.

Mais, si nous prenons soin d’elle,
La terre prendra soin de nous

Noël

Noël…un geste d’ange

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Un air de Bible

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