Ne m’appelle pas étranger.
À cause du sein maternel différent,
Ou parce que les contes de ton enfance
T’ont frappé dans une autre langue,
Ne m’appelle pas étranger.
Ton blé est pareil à mon blé,
Ta main pareille à la mienne,
Ton feu pareil à mon feu,
Et tu m’appelles étranger !
Parce qu’un autre chemin m’a porté.
Parce que dans un autre peuple je suis né.
Parce que d’autres mers je connais.
Parce qu’un autre port, un jour, j’ai quitté.
Ils sont toujours pareils les mouchoirs de l’Adieu
E les yeux mouillés de ceux que nous laissons.
Et pareilles aussi les prières et l’amour
De celle qui rêve au jour du retour.
Ne m’appelle pas étranger.
C’est le même cri que nous portons
Et la même fatigue que nous traînons,
Celle qui harasse l’homme depuis la nuit des temps,
Quand n’existaient nulles frontières,
Avant que n’arrivent ceux-là qui divisent et qui tuent,
Ceux-là volent, ceux-là mentent, ceux-là vendent nos rêves
Ceux-là, les inventeurs de ce mot : ÉTRANGER
Méditation extraite du recueil de prières « Une bonne nouvelle, ça se partage » service protestant DEFAP
« Voici que se lève
Jamais l’équilibre de la nature n’a été autant menacé qu’aujourd’hui et ceci par l’homme appelé à «servir et à garder» la terre (Genèse 2,15). Pour la première fois dans l’histoire de l’humanité cette responsabilité face à la terre s’impose de façon incontournable. Cette prière a été écrite par des Indiens américains pour la journée mondiale de la prière du 6 mars 1981.