« Tourné vers la lumière » ne pouvait pas être le seul média à ne pas parler de la crise!
Alors j’en parle.
Mais c’est trop facile! Depuis des millénaires que l’Écriture nous prévient que les idolâtries font le malheur
des hommes, et que Mamon est une des idoles les plus redoutables, fallait-il que le monde occidental réputé
chrétien, que l’Amérique, réputée protestante, l’oubliât?
La mécanique de la crise est complexe, et suppose pour en saisir les détails une certaine connaissance de la
technique financière: subprimes, titrisation, ventes à terme, réévaluation des bilans… Mais prenons un peu
de hauteur. Le fond en est simplissime. La recherche du profit maximum à court terme a fait construire des
échafaudages toujours plus compliqués, tout le monde empruntant à tout le monde. Et quel que soit
l’échafaudage, à force de monter il finit toujours par s’effondrer à grand fracas. Pas besoin de connaître le
calibre des boulons pour comprendre cela.
L’Avent risque d’être triste pour les chômeurs de la crise, victimes innocentes de la frénésie d’autres
idolâtres. N’allons pas tenir des propos lénifiants sur la venue du Fils de Dieu qui doit leur permettre de
regarder pus haut… La demande du pain quotidien vient avant même le pardon des péchés dans le Notre
Père. Si quelqu’un a faim, le nourrir est la première urgence.
La solidarité de l’Église avec le monde risque d’être sérieusement testée dans l’année qui vient, à un
moment où cette même Église subit, elle aussi, les conséquences de la crise dans la baisse des dons. Alors,
prions, et agissons. Mais ne perdons pas espoir, car en effet, Jésus est toujours devant nous.
P.B.