« Tourné vers la lumière » ne pouvait pas être le seul média à ne pas parler de la crise!

Alors j’en parle.

Mais c’est trop facile! Depuis des millénaires que l’Écriture nous prévient que les idolâtries font le malheur des hommes, et que Mamon est une des idoles les plus redoutables, fallait-il que le monde occidental réputé chrétien, que l’Amérique, réputée protestante, l’oubliât?

La mécanique de la crise est complexe, et suppose pour en saisir les détails une certaine connaissance de la technique financière: subprimes, titrisation, ventes à terme, réévaluation des bilans… Mais prenons un peu de hauteur. Le fond en est simplissime. La recherche du profit maximum à court terme a fait construire des échafaudages toujours plus compliqués, tout le monde empruntant à tout le monde. Et quel que soit l’échafaudage, à force de monter il finit toujours par s’effondrer à grand fracas. Pas besoin de connaître le calibre des boulons pour comprendre cela.

L’Avent risque d’être triste pour les chômeurs de la crise, victimes innocentes de la frénésie d’autres idolâtres. N’allons pas tenir des propos lénifiants sur la venue du Fils de Dieu qui doit leur permettre de regarder pus haut… La demande du pain quotidien vient avant même le pardon des péchés dans le Notre Père. Si quelqu’un a faim, le nourrir est la première urgence.

La solidarité de l’Église avec le monde risque d’être sérieusement testée dans l’année qui vient, à un moment où cette même Église subit, elle aussi, les conséquences de la crise dans la baisse des dons. Alors, prions, et agissons. Mais ne perdons pas espoir, car en effet, Jésus est toujours devant nous.

P.B.

Billet de rentrée, temps de rentrée, rentrée...

Pardonnez-moi de vous parler de moi. Il se trouve que pour moi ce temps de rentrée est un temps de sortie. Depuis ce premier septembre, je suis ancien professeur des universités.

En ces temps où la performance professionnelle est survalorisée, la retraite est accueillie plus ou moins facilement. Grâce à cette voix qui me dit que, par le regard de Dieu sur moi, je suis plus que mon “faire” professionnel, grâce à mon attachement à l’Église, grâce à ma famille, grâce à vous tous, le plus important continue, et c’est une sortie heureuse, sinon sans quelqu’appréhension.

Mais c’est l’occasion de penser à tous ceux qui n’ont pas de “rentrée”. Les chômeurs, les malades, les sans famille, sans enfants autour d’eux, les sans avenir, sans projet, pour qui les jours sont tous égaux, sans relief.

Et puis il y a ceux qui n’ayant pas de temps de vacances n’ont pas de “rentrée”. Des enfants des bidonvilles du Caire ou de Calcutta aux esclaves des usines qui, là bas en Chine, fabriquent nos guirlandes de Noël. Ou les exploités à nos portes que nous ne voyons même plus.

Que tous les surmenés d’entre-nous aient une pensée et une prière pour les “sans rentrée” de ce monde, et nous aurons contribué à un peu plus de douceur autour de nous.

Heureux les doux, car ils hériteront la terre. P.B.

Nous voici au seuil d’une nouvelle année.

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Message du Président du Conseil Presbytéral

À deux reprises, nous avons vu notre temple fourmiller de la présence de plus de trente petits ...

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Printemps 2007

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2007 s’ouvre à nous avec divers chantiers.

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« À ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : à l’amour que vous aurez les uns pour les autres. » (Jean 13, 35)

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Octobre 2006

Entraide Protestante de Vence

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